Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila

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Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila

Message  kunta le Jeu 19 Nov - 18:14

Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila


L’Udps ne prendra pas part au dia logue politique que le président Joseph Kabila voudrait convoquer pour se maintenir au pouvoir au-delà de son mandat. Respectueuse de la constitution, la fille ainée de l’Opposition exige que les élections se tiennent dans le délai constitutionnel. Ferme sur ces deux points, le parti d’Etienne Tshisekedi a lancé un ultimatum au secrétaire général de l’Onu, Ban Ki Moon, de convoquer, avant le 30 novembre prochain, le dialogue politique prévu par l’Accord cadre d’Addis-Abeba et réaffirmé par les résolutions 2098, 2147 et 2211 du Conseil de sécurité. C’est, en gros, lé position officielle de l’Udps réaffirmée hier mercredi par son secrétaire général, Bruno Mavungu, au cours d’un point tenu au siège du parti à Limete.



La Majorité présidentielle (MP) n’a pas d’autre choix que de convaincre son autorité morale, Joseph Kabila, de renoncer à son projet de convoquer le dialogue politique aux contours et objectifs connus de lui seul. Rejetés par la dynamique de l’Opposition pilotée par l’Unc et le Mlc, rejeté également par les partis membres du G7 et une bonne partie des organisations de la Société civile, dénoncé par la puissante église catholique, ce dialogue est de nouveau rejeté par l’Udps d’Etienne





Tshisekedi, que certains ténors de la MP présentaient comme leur principal allié dans cette aventure politique sans lendemains. Le parti de la 10ème rue Limete, qui tenait hier un point de presse, a hermétiquement fermé la porte à pseudo dialogue présidentiel conçu pour favoriser le glissement et la violation de la constitution.



En 23 points bien numérotés, le S.G de l’Udps, Bruno Mavungu a rappelé les exigences de son parti qui n’ont pas changé sur le dialogue et les élections. “Ayant observé des atermoiements dans la convocation du dialogue, notre parti donne un ultimatum au secrétaire général de l’Onu en lui demandant de convoquer ce forum avant le 30 novembre prochain. Respectueuse de la constitution et des lois du pays, l’Udps a toujours exigé que les élections se tiennent dans le délai”, écrit la fille ainée de l’opposition congolaise.



Evoquant les conclusions des rapports des experts de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et de la Ligue nationale pour des élections libres et transparentes ainsi que les nominations opérées récemment à la tête de la Ceni par la MP, après la valse des démissions des anciens animateurs de cette institution, l’Udps entend militer aux travaux du dialogue pour “la restructuration de la Ceni en révisant les textes qui la créent et en désignant de manière concertée ses animateurs”, annonce le parti. Il en est de même pour les commissaires spéciaux désignés par la MP pour diriger les nouvelles provinces. “Ces nominations n’engagent pas l’Udps qui attend la convocation et la tenue du dialogue sous la médiation de la communauté internationale pour trouver des réponses à toutes ces questions”, tranche le parti d’Etienne Tshisekedi.



Dérive dictatoriale



La fermeté affichée par l’Udps est partagée aussi par une centaine d’organisations, associations de la Société civile, Congolais de la diaspora et personnalités politiques qui ont publié hier un appel sur l’urgence d’un calendrier électoral. Réaffirmant leur attachement au respect de la constitution de 2006 et à la consolidation de la démocratie notamment par l’enracinement d’un processus électoral permanent, crédible, libre et transparent, les signataires exigent, dans cet appel, “la publication immédiate du calendrier électoral réaménagé conforme aux échéances fixées par la constitution”. De même, ils somment le gouvernement “d’exécuter avec une priorité absolue le budget alloué à la Ceni par l parlement à l’organisation des élections dans le cadre de ce calendrier”, lis rappellent, enfin, “que le non respect de la constitution en ce qui concerne les délais des élections demeure de la responsabilité exclusive du président de la République qui en est garant et qui assumera seul devant les Congolais les conséquences prévisibles, dommageables et funestes de sa politique”, cogne la déclaration.



Conséquence logique de ces prises de position, les signataires refusent tout dialogue qui viserait à “créer un large consensus sur le glissement avec pour conséquence d’entrainer tout le processus dans l’impasse, rejettent toute tentative de révision, de changement , de manipulation ou d’interprétation irresponsable et tendancieuse de la constitution à la veille des échéances électorales constitutionnelles et dénoncent, enfin, les tentatives de dérive dictatoriales visant notamment à confisquer au souverain primaire le pouvoir de choisir librement ses dirigeants”, peut-on encore lire dans cet appel.



L’appel des forces vives de la nation en appelle à la vigilance de la population pour qu’elle s’investisse, dans le respect de l’article 64de la constitution, “à protéger et à assurer, en dernier recours, le respect de la constitution par la mobilisation de toutes les couches sociales et les organisations de la société civile pour barrer la voie à l’organisation d’un referendum en violation de la loi fondamentale pour changer la constitution dans le but de supprimer l‘alternance et de consacrer un pouvoir dictatorial”, souligne le texte.



Signe avant couvreur de la ‘surchauffe politique à venir, le texte de l’Udps comme celui des forces vives de la nation annonce le début de la mobilisation générale des Congolais pour faire respecter là constitution. L’Udps annonce, dans ce cadre, la tenue le samedi 21 novembre prochain d’un meeting populaire pour “maintenir la pression sur le Conseil de sécurité de l’Onu et l’Union africaine pour la convocation du dialogue politique”. L’appel dès forces vives, quant à’ lui, invite au “rassemblement de toutes les for ces politiques et sociales autour de la défense de la constitution du 18 février 2006, creuset des valeurs républicaines de notre histoire en signant un pacte républicain et un serment solennel de toutes les forces vives de la nation déterminées à luter ensemble pour la démocratie et l’unité du peuple congolais”. La MP est prévenue et n’a qu’à bien se tenir.

Par Fkb
http://7sur7.cd/new/dialogue-ludps-ferme-la-porte-au-dialogue-initie-par-j-kabila/

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Re: Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila

Message  akim le Ven 20 Nov - 17:21


akim
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Re: Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila

Message  akim le Sam 21 Nov - 16:15

Dialogue, Kabila dépêche son ministre des affaires étrangères négocié une médiation à New York




Le ministre des affaires étrangères, Raymond Tshibanda a fait le déplacement des Etats-Unis, depuis le jeudi 19 novembre. Des sources renseignent que Tshibanda a reçu de son chef Kabila mission de négocier une médiation internationale, auprès des Nations-Unies, à New York.



Si cela est le cas, tel que rapportent les sources, il faudra comprendre que Kabila a reculé. Il ne pourra pas organiser le dialogue selon ses aspirations, ses attentes ou son entendement.



Ici, on ne parlera plus du dialogue made in Kabila. Il s’agira désormais d’un autre dialogue, puisque la communauté internationale ne convoquera qu’un dialogue inclusif –qui réunira toutes les tendances politiques et de la société civile.



En ce moment, tout le monde sera prêt à participer à ces assises, auxquelles Kabila n’aura aucun contrôle. Entre temps, la communauté internationale restera attacher au respect de la constitution, qui se trouve être pour elle, une question de vie ou de mort.



Déjà, qu’elle n’arrête pas d’insister sur la tenue des élections présidentielle et législatives dans le délai prévu par la loi fondamentale, c’est-à-dire, pour la communauté internationale, l’on ne doit pas dépasser l’échéance de novembre 2016. Elle tient à l’alternance et s’oppose notamment à toute révision constitutionnelle ou glissement allant dans le sens de prolonger le mandat de Kabila à la tête de la République.



Si la communauté internationale arrivait à convoquer ce dialogue, il se déroulera sous le format prévu par l’Accord-cadre d’Addis-Abeba et la résolution 2098, du conseil de sécurité de l’ONU.

akim
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Re: Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila

Message  Mathilde le Lun 23 Nov - 20:31

CONVOCATION DU DIALOGUE: TSHISEKEDI JOUE ET GAGNE.
Le leader de l’Udps exécute son agenda à la lettre. Constant, Etienne Tshisekedi ne tergiverse pas sur les huit points contenus dans son mémorandum adressé, en décembre 2014, au Représentant spécial de Ban Ki-moon en RDC. Point par point, le sphinx de Limeté exécute son chronogramme. Il gagne du terrain. Le président Kabila ne s’oppose plus radicalement à une médiation étrangère réclamée depuis toujours par Etienne Tshisekedi. Subtilement, l‘Udps entraine le chef de l’Etat dans le schéma tracé dans son mémo de décembre à Martin Kobler. Alors que le ciel s’éclaircit autour de la convocation du dialogue, Tshisekedi nous réserve bien d’autres surprises. Il joie et gagne.
Le processus qui précède la convocation du dialogue national voulu par le chef de l’Etat offre de constater que le président de l’UDPS sait ce qu’il veut et où il va aboutir. Articulé en huit points, le mémorandum qu’Etienne Tshisekedi avait adressé, en décembre 2014, à l’attention du représentant spécial du secrétaire général des Nations unies, réservant copie autant à l’Union africaine, à la Commission européenne qu’à d’autres chancelleries accidenta les accréditées en RDC, résume toute la vision par rapport au dialogue politique que’ l’Udps a toujours appelé de tous ses vœux pour désamorcer la crise postélectorale de 2011. Dans ce mémo, qui passe pour le vadémécum de l’Udps, le sphinx avait tout ficelé.
Tshisekedi et I’UDPS ne se rendront pas au dialogue national en moutons de panurge. Bien au contraire Ceux des collaborateurs, qui espèrent y aller pour la cueillette, devront déjà déchanter. L’intransigeant opposant sait où il met ses pieds. Lorsque le porte-parole du gouvernement déclare que le dialogue ne sera pas convoqué exclusivement pour l’UDPS, il a certes raison sur le principe. Mais, dans la Majorité, tout le monde est conscient que sans Tshisekedi et l’UDPS, le forum ne saura se démarquer du fiasco des Concertations nationales de 2013 qui, finalement, n’ont accouché que d’un gouvernement de « débauchés » politiques. ‘Sa tenue et/ou sa réussite sont liées à la présence de l’Udps. Autant dire que l’UDPS apparait comme la caution qui a manqué aux Concertations nationales et à Joseph Kabila.
Dans la MP, l’on est conscient de cette évidence. Aussi multiplie-t-on des contacts pour obtenir l’adhésion de Tshisekedi à cette démarche. A première vue, cela semble acquis mais, il reste encore des préalables à remplir, voire détails protocolaires pour le retour d’Etienne Tshisekedi à Kinshasa. Faut-il tout de suite dire les deux regardent dans la même direction ? Difficile de décrypter l’agenda de chacun. Pour l’instant, les deux ont convenu de cheminer vers le dialogue.
TSHISEKEDI POSITIONNE SES PIONS
Conscient de ce rôle central qui lui revient, Tshisekedi met tout son poids politique sur la balance. Evidemment, il ne le fait pas sans contrepartie politique. Le principal dividende qu’il projette n’est pas nécessairement l’accès aux institutions. Il vise plus qu’un quelconque « partage équitable et équilibré du pouvoir» à l’issue du dialogue.
Aux termes de son mémorandum de décembre 2014, l’on se rend aisément compte qu’il a tracé la voie de la raison en vue de la réussite du dialogue national projeté. Même si de temps en temps, les faucons de la MP rejettent tout ce qui vient de l’Opposition, à moins de l’embrigader ou de la débaucher. Plutôt que de surfer sur d’autres registres, l’UDPS pousse afin que cette inclusivité du dialogue se cristallise autour d’elle.
Depuis toujours, l’Udps réduit le dialogue autour d’une bipartite entre d’une part, Kabila et ses alliés, et de l’autre, Tshisekedi et les siens. Aux dernières nouvelles, il nous revient que la MP s’est presqu’alignée à cette loque. Avec un nombre réduit de 100 personnes, les délégués devraient être repartis en trois composantes : majorité, opposition et société civile. L’on pourrait surement se retrouver à nombre égal des délégués avec une société civile proche de la Majorité et une autre proche de l’Udps.
Dans son mémo de décembre 2014, l’Udps l’avait clairement spécifié, estimant que le dialogue était une affaire entre Kabila et Tshisekedi. Petit à petit, l’on tend vers cette évidence. La encore, Tshisekedi a glané des points.
L’UDPS EN POLE POSITION
De plus en plus, il apparait clairement que les discussions au niveau du dialogue national se’ jouera entre d’un coté, Kabila et sa famille politique, et de l’autre, Tshisekedi et les oppositions dans toutes ses ramifications. Présents ou absents, les opposants seront obligés de s’aligner moralement derrière « le vieux» sur qui une frange importante de l’opinion congolaise repose ses espoirs. Les leaders de la Dynamique de l’Opposition, du G7, n’ont pas été épargnés par les animateurs de l’UDPS lors du meeting de samedi 21 novembre 2015. N’est-ce pas une stratégie de I’UDPS d’en découdre seule avec la MP, ayant tiré les leçons de l’Union sacrée de l’opposition radicale et alliés (Usoral)?
Le refus catégorique de la Dynamique de l’opposition et le G7, qui montrent les couleurs contre le dialogue national, fait ‘affaire de l’UDPS. L’UDPS ne demande pas mieux pour bien se mouvoir. « C’est après que Tshisekedi tentera de fédérer », note un diplomate en poste à Kinshasa.
L’UDPS qui a des prétentions sur l’imperium n’aura de cadeau de la part du chef de l’Etat qui a aussi son agenda caché sur l’issue du dialogue. La bataille s’annonce rude. Ne réussira que celui qui aura la capacité de s’arrimer davantage sur les fibres sensibles de la communauté internationale, conformément à l’accord-cadre d’Addis-Abeba et les différentes résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU. Sur cette ligne, l’UDPS surfe à merveille.
Les correspondances, reprises en encadré, déclinent merveilleusement bien la position de l’Udps. En effet, Tshisekedi est resté constant dans sa démarche, jusqu’à obtenir l’implication de la communauté internationale dans le dialogue projeté par le chef de l’Etat. Jusqu’où ira Tshisekedi ? Difficile à prédire. Pour l’instant, il joué et gagné. Même si rien ne rassure sur son retour dans la capitale et sa participation effective au forum qu’il veut voir se tenir avant la fin de ce mois.
LE POTENTIEL


http://journalducongo.com/joseph-kabila-accepte-lexigence-detienne-tshisekedi-sur-la-mediation-international-dans-le-dialogue-national-congolais/

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Mathilde
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Re: Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila

Message  Mathilde le Mar 24 Nov - 13:01

CARNET D'UN PRISONNIER POLITIQUE EN R.D.CONGO


  • « PONA CONGO »



EUGENE DIOMI NDONGALA: PONA KONGO

PONA KONGO: NOUS CONGOLAIS, LES DAMNES DE LA TERRE – HOMMAGE AUX KINOIS TOMBES LE 26/11/2011 A L’AEROPORT INTERNATIONAL DE NDJILI


par FreeDiomi


Le 26 Novembre 2011 : le dernier jour de campagne électorale marqué par le sang des congolais massacrés à l’aéroport de Ndjili: voilà pourquoi j’ai choisi de condamner l’imposture


Comment effacer ces images insoutenables  de ma mémoire? Comment oublier l’image d’Étienne Tshisekedi debout, pendant des heures, dans son véhicule tenant tête à l’inspecteur de la Police congolaise, le Général  Bisengimana, qui lui barrait la route afin de l’empêcher de rejoindre la capitale, Kinshasa, où il devait   tenir son dernier meeting de campagne électorale au stade des Martyrs ?
Le Président Tshisekedi et ses accompagnateurs venaient de risquer leurs vies, car l’atterrissage de leur avion avait été refusé par la Tour de Contrôle de l’aéroport International de Kinshasa à plusieurs reprises, alors qu’ ils rentraient du Bas-Congo, où un énième bain de foule de centaines de milliers de Ne-Kongo  avait accompagné et salué le candidat du peuple jusqu’au Pont Marechal. Le même bain de foule s’était reproduit dans toutes les provinces du Congo.
Après avoir quitté la ville de Matadi, l’avion de Etienne Tshisekedi avait tourné dans les cieux pendant des heures avant d’être autorisé, au dernier moment, d’ atterrir à  l ‘Aéroport de Ndjili, à quelques minutes seulement d’une panne sèche qui aurait provoqué inévitablement son  crash.
Arrivés à Ndjili, tout commença à basculer: les partisans de Tshisekedi étaient  brutalement éloigné et nous qui étions sur place pour l’accompagner jusqu’au stade des Martyrs, nous nous retrouvions encerclés par les chars de combats, par des  petits blindés et des voitures de police qui nous empêchaient de sortir pas seulement de  l’aéroport mais même de nos véhicules.
Pris au piège dans nos voitures, nous essayions d’entamer une négociation avec  nos bourreaux mais les pourparlers furent infructueux au point que les esprits s’échauffèrent et pour la première fois le Président Tshisekedi, toujours debout dans son véhicule et face à face avec l’Inspecteur Général de la Police « kabiliste », perdra sa patience légendaire et il commença à traiter l’officier de tous les noms d’oiseaux. La Garde Républicaine encercla tout l’aéroport où un nombre important de citoyens congolais étaient arrivé pour accueillir leur leader, malgré le différentes barricades érigées par les forces du désordre tout au long le Boulevard Lumumba. J’ai l’impression de les entendre encore entonner  des chants en honneur de Tshisekedi et nous, les responsables des plate- formes de soutien au candidat à la Présidence de la République, essayions d’alerter la presse et la Monusco de ce qui était  en train de se passer dans un aéroport international où tous les vols avaient été annulés.
L’appel lancé à la MONUSCO curieusement n’avait abouti à rien: nous faisions face à l’attitude indifférente des fonctionnaires de la structure onusienne qui nous parlaient comme s’ils avaient plus urgent à faire… Nous comprenions vite que nous devions compter seulement sur nous même: d’abord, il fallait protéger le Président Tshisekedi, dont l’altercation avec Bisengimana était devenue âpre; après, rechercher un moyen pour briser le cordon militaire qui nous cernait en plein parking de l’aéroport international.
La présence de la presse internationale comme Al-Jazira, nous était de réconfort car jamais on aurait pu imaginer la suite des évènements dont la chaîne du Qatar détient les enregistrements vidéo.
Nos téléphones sonnaient en continuation: on nous signalait que la garde dite « Républicaine » (encore une inversion sémantique) avait ouvert le feu sur les congolais qui voulaient se rendre à l’aéroport pour accueillir leur candidat à l’élection présidentielle. Beaucoup de Kinois étaient en train d’être fauchés par les balles réelles tirées à bout portant et d’autres étaient tenus à distance par des bombes lacrymogènes ou bien des canons à eau, une eau mélangée avec des substances corrosives et toxiques qui brûlaient la peau des infortunées qui en étaient aspergés.
En quelques minutes, tout a commencé à basculer autour de nous: la garde républicaine, la police et les militaires de la forces terrestre ont commencé à ouvrir le feu sur les citoyens congolais qui étaient regroupés tout au tour de d’aéroport, les mains nues face au kalachnikovs.
Nous tous, prisonniers dans nos voitures, incapables même d’ouvrir les portières,  fûmes,  au début, surpris; c’était une scène incompréhensible et extrêmement violente :
les jeunes, les vieux, les femmes présents dans le parking de l’aéroport internationale de Ndjili, commencèrent à fuir de tous les côtés pour échapper aux balles réelles et même aux militaires et à la police qui volaient les appréhender physiquement. Beaucoup perdaient leurs chausseurs, leurs vêtements  essayant de fuir dans toutes les directions. Les scènes les plus affreuses furent celles des vieux, des dames et des jeunes qui tombaient comme du gibiers sous les balles de leurs affreux « chasseurs ». Après 20 minutes de tirs d’armes à feu qui tonnaient dans toutes les directions, le parking autour des voitures du cortège du candidat Tshisekedi se vida, la fumée des fusils et s se dispersa et autour de nous, ouvrant les fenêtres des voitures, nous pouvions compter un grand nombre d’ hommes et de  femmes blessés et aussi des nombreux cadavres.
Les policiers  entouraient complètement les voitures du cortège de Tshisekedi et ils étaient si proches qu’ils nous empêchaient d’ouvrir les portières. La nuit tomba et les militaires de la GR commencèrent à ramasser les corps sans vie et les blessés, tous conduit vers une destination inconnue. Le parking de l’aéroport était plein de chaussures abandonnées par ceux qui étaient tombés sous les balles.
L’air était devenu à peine respirable car les gaz lacrymogènes commençaient à peine à  se dissiper. Nous  n’avions d’autre choix que de rester dans les voitures et ainsi, passer la nuit, craignant que les affreux autour de nous puissent  physiquement aussi  à notre candidat.
Nous étions des otages mais aussi des témoins gênants du carnage qui avait eu lieu sous nos yeux.
Je me rappelle du visage ensanglanté d’un jeune qui touchait sa tête ouverte par une blessure béante et qui nous regardait et regardait sa main ensanglantée et qui répétait inlassablement: pourquoi, pourquoi, pourquoi, avant de tomber à terre.
Il n’y avait ni de croix rouge ni d’ ambulance de la Monusco: les blessés et les morts étaient brutalement jetés sur les camions militaires et acheminés vers une destination inconnue.
La nuit était interrompue par des coups de balles sporadiques. Notre prise en otage n’ avait pas ému ni la communauté internationale ni la Monusco. La télévision Al-Jazeera arriva à retransmettre   les images indescriptibles du carnage mais cela resta impuni, dérangeant à peine l’indifférence habituelle du reste du monde envers ce qui touche les damnés de la terre, nous, le peuple congolais.
Le matin suivant, la police politique aux ordres du Général Bisengimana ouvra son blocus et donna l’ordre au cortège de quitter l’aéroport de Ndjili. Tout au long le Boulevard Lumumba, les indices de ce qui avait eu lieu la veille étaient nombreux: des bombes lacrymogènes explosées, des traces de sang et encore et toujours ces babouches, abandonnées  par les kinois soumis à la « mattanza » du 26 novembre 2011.
Le 27 novembre 2011 je me suis dit qu’ une lutte âpre contre un adversaire capable de tout nous attendait: « PONA KONGO », il faillait continuer à se battre, les mains nues face aux kalachnikovs.
Malgré les menaces, les tortures et les humiliations de toutes sortes subies, je ne cesserai jamais de condamner l’imposture: je le dois aux kinois tombés le 26 novembre 2011, les martyrs méconnus et sans sépulture d’une Démocratie qui doit encore naître.
Je suis certain que l’histoire me donnera raison.
Eugène Diomi Ndongala,
Carnet d’un Prisonnier Politique en RDC
LA VIDEO DE AL-JAZEERA REDIFFUSEE PAR EURO-NEWS


https://diomiponakongo.wordpress.com/2014/05/10/pona-kongo-chapitre-i-les-damnes-de-la-terre/[/quote]

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Re: Dialogue : L’UDPS ferme la porte au dialogue initié par J. Kabila

Message  Mathilde le Mar 24 Nov - 19:35

Tout chemin mène à Bruxelles
Ça dialogue entre le président élu et Zanga Mobutu et encore Lisanga Bonganga
Mardi 24 Novembre 2015,Son Excellence Dr Étienne TSHISEKEDI WA MULUMBA Président Élu de la RDC et Président de l'UDPS a eu une séance de travail cet après midi avec Honorable Jean Pierre LISANGA BONGANGA et Monsieur NZANGA MOBUTU dans son Cabinet du travail à Bruxelles. Cette rencontre avait pour objet,faire l'évaluation de la situation politique de la République Démocratique du Congo ,avant la tenue du dialogue sous la médiation internationale. Augustin KABUYA
Secrétaire National Adjoint Chargé de
Communication, Informations et Médias




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Dialogue, complot, glissement, etc. RDC: l’Udps dénonce et met en garde !

Message  Plameverdi le Lun 4 Jan - 14:44

Dialogue, complot, glissement, etc. RDC: l’Udps dénonce et met en garde !



Le parti d’Etienne Tshisekedi, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, Udps, vient de faire une forte mise au point. La fille ainée de l’opposition livre, ainsi, l’économie de ses idées sur le dialogue, l’affaire de l’île de Gorée et, affirme, avec force sa non-appartenance au ‘’front populaire ‘’, une plateforme de l’opposition créée, il y a peu. Ce parti met en garde, dans la foulée, tous les ennemis de la République Démocratique du Congo contre tout éventuel projet contre l’Udps et la nation congolaise. En partant au Sénégal, à l’Ile de Gorée, Félix Tshisekedi n’a fait que répondre à une invitation d’une ONG allemande, il n’y a posé aucun acte contre la patrie. Par ailleurs, Félix Tshisekedi n’y a signé aucun acte d’adhésion au front citoyen. Pour l’Udps, le dialogue doit être conforme aux prescrits de l’accord-cadre d’Addis-Abeba. Il ne doit, nullement, favoriser un quelconque glissement. Ce sont là, les grandes idées développées dans la mise au point du parti du sphinx de Limete dont voici, in extenso, l’intégralité.

UNION POUR LA DEMOCRATIE ET LE PROGRES SOCIAL

PRESIDENCE DU PARTI

MISE AU POINT DE L’UDPS

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social, UDPS, informe l’opinion tant nationale qu’internationale ce qui suit ;

La feuille de route du parti, publiée le 14 février 2015, donne la vision du Dialogue qui doit être conforme aux prescrits de l’Accord-cadre d’Addis-Abeba, lequel a été signé par 11 pays de la Région de Grands Lacs (dont Joseph Kabila pour le compte de la RDC) et de nombreux témoins représentants officiels de leurs gouvernements, suivi par l’adoption de trois résolutions subséquentes du Conseil de Sécurité de l’ONU.
L’UDPS réaffirme qu’en tout état de cause, le dialogue ne devrait ni sortir du cadre constitutionnel qui doit être formellement respecté, ni donner lieu à une quelconque manœuvre visant à favoriser un glissement du calendrier électoral au-delà des délais constitutionnels.
L’UDPS précise que le secrétaire national aux Relations Extérieures du Parti, M. Félix Tshisekedi, n’a fait que répondre à une invitation d’une ONG Allemande et n’a signé aucun acte d’adhésion au Front Citoyen pour engager le parti, lors de son séjour au Sénégal.
L’UDPS dénonce avec la toute dernière énergie, la campagne de diabolisation et les complots qui se trament actuellement contre son Secrétaire national aux Relations Extérieures et met en garde tous les ennemis du peuple congolais.

Fait à Kinshasa, le 29 décembre 2015

Augustin Kabuya

Secrétaire National Adjoint Chargé de communication, information et médias

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