La perspective de sanctions individuelles ébranle le clan Kabila

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La perspective de sanctions individuelles ébranle le clan Kabila

Message  mapata le Mer 1 Juin - 18:29

En République Démocratique du Congo, la pression internationale s’accentue sur le Président Joseph Kabila et son entourage, soupçonnés de vouloir s’éterniser au pouvoir. Si les Etats-Unis sont en pointe, ils pourraient bientôt être rejoints par les pays européens, exaspérés à l’idée de ne pas voir l’élection présidentielle se tenir dans le délai constitutionnel.

Ce vendredi 27 mai 2016, trois sénateurs américains, démocrates et proches du Président Barack Obama, ont demandé à leur pays d’appliquer des sanctions individuelles et ciblées contre les principaux auteurs et commanditaires des violences et atteintes aux Droits de l’homme en RDC en cette période pré-électorale. Richard Durbin, Edward Markey et Christopher Murphy ont tous trois présenté une résolution au Sénat dont l’objectif est de mettre la pression sur les autorités de Kinshasa afin qu’elles organisent l’élection présidentielle dans le délai constitutionnel, fixé au 27 novembre 2016. Les sanctions ciblées consisteraient notamment en une interdiction de visa et un gel des avoirs.

« Attention à ne pas couper les ponts avec la communauté internationale »

Dans les rangs de la Majorité présidentielle, on tente de faire bonne figure. Mais ça n’est pas si simple. « Sanctionner un pays est une chose, sanctionner des individus en est une autre », reconnait un député membre du groupe PPRD, qui se dit « inquiet » face à la tournure prise par les événements. « Attention », prévient-il, « à ne pas couper les ponts avec la communauté internationale ». De fait, la perspective de sanctions individuelles, plus efficaces que des sanctions collectives, fait perdre leur superbe à certains faucons du régime. « En public, on bombe le torse. Mais en privé, on se montre beaucoup moins sereins », concède ce proche collaborateur de ministre.



Aux Etats-Unis, un consensus large et bipartisan se dégage au Sénat pour appliquer des sanctions ciblées. Le sénateur républicain Jeff Flake, par ailleurs président du sous-comité Afrique au sein de la commission des affaires étrangères du Sénat, a en effet déclaré à Reuters que Démocrates et Républicains convergeaient à ce sujet. Mais l’Europe ne devrait pas être en reste. L’idée de sanctions individuelles commence à y à faire son chemin. En privé, les diplomates se montrent de plus en plus excédés face au peu d’entrain manifesté par le Président Kabila et son entourage pour organiser les élections, en particulier la Présidentielle. « Ils s’abritent derrière la CENI qui a bon dos. Et le budget, qui pourrait être dédié à l’organisation du processus électoral, est détourné à bien d’autres fins », peste un ambassadeur en poste à Kinshasa.



L’Ambassadeur d’Allemagne sort de sa réserve

Signe de l’exaspération des Européens face à l’enlisement de la situation politique en RDC, les déclarations de Wolfgang Manig, l’Ambassadeur d’Allemagne au Congo-Kinshasa, qui ne sont pas passées inaperçues. Sortant de sa réserve habituelle, celui-ci a déclaré, lors d’une conférence de presse, au sujet de l’arrêt « polémique » rendu le 11 mai dernier par la Cour constitutionnelle congolaise, que « ce (n’était) certainement pas un nouveau mandat qui (était) décrété » pour Joseph Kabila, avant de rappeler que le mandat présidentiel actuel devait se terminer « le 19 décembre 2016 » au plus tard.

En RDC, la situation politique se tend, certes, mais « la peur pourrait commencer à changer de camp », déclare ce militant de l’ECiDé, le parti de Martin Fayulu. D’autant que la population congolaise et les opposants semblent plus que jamais déterminés. Salomon Kalonda, le premier lieutenant de Moïse Katumbi, rappelait récemment sur Twitter que la « détermination » de ce dernier à « poursuivre son combat en faveur de l’Etat de droit » dans son pays « était intacte », en dépit de l’acharnement des autorités. Et pour Vital Kamerhe, suite aux nouvelles manifestations de l’opposition, jeudi 26 mai, « le peuple est en train de reprendre son droit souverain ». Dans les prochaines semaines, le cumul de la pression intérieure et extérieure risque de peser très lourd sur les épaules du régime de Kinshasa.

Afrik.com


En savoir plus sur http://www.direct.cd/opinions/chroniques/2016/05/30/perspective-de-sanctions-individuelles-ebranle-clan-kabila.html#dB3hl0TKeB3gWGjs.99


Dernière édition par mapata le Mer 1 Juin - 18:35, édité 1 fois

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Re: La perspective de sanctions individuelles ébranle le clan Kabila

Message  Laurabelle le Mer 1 Juin - 18:32

La saisie de leurs biens volés a la nation Congolaise
Eh oui c est la meilleure solution et la seule que comprennent les egoistes et les pilleurs a qui l interet general ne veut rien dire.

Laurabelle
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Re: La perspective de sanctions individuelles ébranle le clan Kabila

Message  Rose lilas le Mer 1 Juin - 18:50

Oui comme dit l autre ils bombent le torse en public, mais en privé ils sont aux aubois.
Eh oui la commence a changer de camps.

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Re: La perspective de sanctions individuelles ébranle le clan Kabila

Message  mapata le Sam 4 Juin - 1:43

RDC: plusieurs membres de la MP inquiets des sanctions promises par les USA et considèrent quitter rapidement


Les membres de la majorité présidentielle ainsi que du gouvernement dont Evariste Boshab, Lambert Mende, Tryphon Kin-Kiey, Denis Kambayi, Lumanu, Muyej Mangenz Mans, Julien Paluku, Henri Mova, Shadari Ramazani, Kalev Mutondo, Flory Kabange Numbi, Kabange Numbi (ministre de la santé), … ne croient pas jusque-là aux menaces de sanctions que les USA et l’Union européenne s’apprêtent à infliger non pas seulement à eux individuellement, mais aussi à leurs familles respectives, du moins c’est ce qu’ils font croire à leurs collaborateurs et proches. Cependant, plusieurs d’entre eux n’ont pas oublié de quelle manière Abdoulaye Yerodia Ndombasi a été frappé par la même communauté internationale pour avoir traité le peuple rwandais de ”vermine"
Depuis qu’un mandat d’arrêt international a été lancé contre lui, le vieux Yerodia ne sait même plus mettre son pied au Sénégal pour rendre visite à sa famille. Il passe tout son temps chez lui à la maison ou au Sénat, comme s’il était devenu un prisonnier politique.
Un membre de la majorité présidentielle qui a livré l’information à VAC radio a confirmé qu’il y a un malaise très sérieux au sein de la majorité présidentielle et que plusieurs présidents des partis politiques et personnalités chercheraient à quitter le bateau avant que celui-ci ne chavire. À la question de savoir pourquoi beaucoup de déclarations à la télé ces derniers temps pour le maintien de Joseph Kabila au pouvoir, à la RTNC et sur Télé 50, notre informateur nous répond que c’est juste une façon de démontrer à l’opinion qu’ils n’ont ni peur des Américains, des Britanniques et d’autres Européens, mais qu’en réalité ils ne savent plus à quel saint se vouer.
D’après toujours la même source, lorsque le ministre de l’Intérieur, M. Evariste Boshab avait appris que son nom figurait sur la liste des personnalités qui seront frappées par les sanctions de la communauté internationale, ce dernier ne s’est pas gêné de consulter les prêtres catholiques en leur demandant de plaider sa cause.

”C’est déjà tard”, estime notre informateur qui a déclaré que les abus commis en RDC sont arrivés à un chemin de non retour.

https://vacradio.com/2016/06/03/rdc-plusieurs-membres-de-la-mp-inquiets-des-sanctions-promises-par-les-usa-et-considerent-quitter-rapidement/


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Sanctions contre régime Kabila se rapprochent: C. Smith a déposé une Résolution pour gel des avoirs et privation visas.

Message  mapata le Mer 15 Juin - 20:33

Christopher H. Smith (R-NJ), Président du Sous-comité sur l’Afrique a déposé le 14 juin au Congrès la resolution sur les sanctions contre le regime kabila. Ci-dessous sa déposition

Instiguant le respect de la constitution de la République démocratique
République du Congo dans la transition démocratique du pouvoir en 2016.



A présenté la résolution suivante ; qui a été renvoyée à la Commission des affaires étrangères, et en plus aux comités sur Services de finances et le pouvoir judiciaire, pour une période pouvant être déterminé par le Porte-Parole du Congres [Speaker], dans chaque cas pour l’examen de ces dispositions qui relèvent de la compétence de la commission concernée.

____________________________

RÉSOLUTION

Encourageant le respect de la constitution de la République démocratique République du Congo dans la transition démocratique du pouvoir en 2016.

Attendu que vue sa taille, son emplacement, et sa diversité économique, les États-Unis ont des intérêts importants dans la stabilité de la République Démocratique du Congo ;

Attendu que, de 1996-2006, plus de 3.000.000 personnes sont mortes en République démocratique du Congo (RDC) à la suite des guerres internes et régionales, et de violence grave persiste dans l’Est du Congo ;

Attendu que l’une des causes de ces conflits était la décadence du régime non démocratique et corrompu du président Mobutu Sese Seko ;

Attendu qu’en 2002 les États-Unis, en collaboration avec les partenaires africains et européens, avaient contribué à faciliter un accord de paix au Congo qui comprenait une transition démocratique et des élections libres en vertu d’une nouvelle constitution limitant le Président à deux termes par une disposition non modifiable et conférant au Président du Sénat de prendre le pouvoir temporairement jusqu’à ce que les élections puissent avoir lieu une fois une vacance présidentielle est déclarée ;

Attendu qu’en 2006, Joseph Kabila a été élu président en ce qui avait largement été considéré comme une élection libre et équitable, mais de nombreux observateurs internationaux respectés avaient conclu que la « victoire » de son Élection 2011 n’était « pas crédible »’ ;

Attendu que le second mandat du Président Kabila prendra fin le 19 décembre 2016, après que son gouvernement ne puisse plus être considéré comme le représentant constitutionnellement légitime du peuple congolais ;

Attendu que le Président Kabila n’a pas encore déclaré sans équivoque et publiquement qu’il quittera [le pouvoir] à la fin de son terme, tel que requis par la constitution, ce qui provoque de plus en plus de tension politique, les troubles et la violence à travers le pays ;

Attendu que, pendant l’été 2014, le Président Kabila a essayé sans succès de convaincre le Parlement de changer la constitution pour ouvrir la voie à son maintien au pouvoir après l’expiration de son mandat le 19 décembre 2016, et par la suite tenté de faire passer une loi exigeant un recensement pluriannuel avant l’élection présidentielle, un effort qui fut abandonné en janvier 2015 après les manifestations populaires dans laquelle les forces de sécurité de Kabila tuèrent au moins 42 personnes et des centaines furent emprisonnées extrajudiciairement ;

Attendu que, depuis janvier 2015, de nouvelles mesures pour affaiblir les processus et les institutions démocratiques, la sécurité Congolaise et les responsables du renseignement ont réprimé de paisibles militants, les dirigeants politiques et d’autres qui opposent le président.
L’effort de Kabila de rester au pouvoir au-delà de son mandat constitutionnellement
limite à deux termes ;

Attendu que, depuis janvier 2015 le Président Kabila a continuellement utilisé des moyens administratifs et techniques pour tenter de retarder l’élection présidentielle (y compris une surcharge infaisable d’un calendrier multi-électoral, l’échec de passer dans le délai, les lois électorales et le déblocage des budgets électoraux autorisés, la mise en œuvre soudaine de la division des provinces du pays, et ayant sa « ‘Commission Electorale [Nationale] Indépendante »’
récemment déclarer qu’il faudra 16 mois pour mettre à jour du fichier électoral) ;

Attendu que le président Obama a parlé avec le président Kabila le 15 mars 2015, et « a souligné l’importance des élections dans le délai, crédibles et pacifiques qui respectent la constitution de la RDC et protège les droits de tous les citoyens de la RDC » ;

Attendu que, comme l’ancien président de la RDC Mobutu Sese Seko avant lui, le président Kabila appelle à un large dialogue national qui pourrait être utilisé pour brouiller la question des élections et servir encore un autre fois comme moyen pour retarder les élections prévues pour novembre ;

Attendu que les groupes internationaux et nationaux de défense des droits de l’homme reportent continuellement sur l’aggravation de la situation concernant les droits de l’homme en RDC, y compris l’utilisation de force excessive contre des manifestants pacifiques et une augmentation des procès politiques et que la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation dans la République démocratique du Congo (MONUSCO) a enregistré plus de 260 violations des droits de l’homme, principalement contre les opposants politiques, la société civile et des journalistes au cours de l’année écoulée ;

Attendu que la RDC, possède encore une société civile relativement dynamique qui exerce une pression sur le gouvernement, et risque d’être éradiquée par suite de la répression gouvernementale qui est consistante avec la tentative du président Kabila de rester au pouvoir ;

Attendu que les dirigeants des principaux partis d’opposition du Congo, organisations non gouvernementales et mouvements pros démocratie de la jeunesse a appelé les citoyens congolais à rester à la maison au lieu du travail et l’école, le 16 février, 2016, pour »’ Ville Morte
(Morte Journée de la ville) « principalement pour protester contre les retards dans l’organisation
des élections présidentielles ; et que la grève avait été largement couronnée de succès dans les grandes villes congolaises malgré les détentions et les menaces gouvernementales ;

Attendu que, le 10 mars 2016, le Parlement de l’Union Européen a adopté une résolution qui a exhorté l’UE à »’ utiliser tous ses outils diplomatiques et économiques « en faveur du »’ respect
de la constitution de la RDC « et a invité les Etats membres de l’Union Africaine de s’engager également dans l’effort pour faire avancer cet objectif ; attendu que la résolution a également appelé l’UE »’ d’envisager d’imposer des sanctions ciblées, y compris l’interdiction de voyager et le gel des avoirs, de manière à aider à prévenir de nouvelles violences « ‘; et

Attendu que le 30 mars 2016, le Conseil National de Sécurité des Nations Unies a adopté à l’unanimité la résolution 2277 exprimant sa »’ profonde préoccupation « du »’ retard dans l’élection présidentielle « et »’ la recrudescence de la restriction de l’espace politique en RDC « et appelant à s’assurer le succès de la tenue dans le délai »’ des élections présidentielles et législatives « conformément à la Constitution »’ :

IL EST RÉSOLU QUE —

(1) En vertu du décret exécutif 13413, comme amende par le décret 13671, en coordination dans la mesure du possible, avec ses partenaires africains et européens, les États-Unis doivent imposer des sanctions sur les autorités du gouvernement qui bloquent le progrès vers une transition pacifique à travers des élections crédibles dans le respect de la volonté des congolais ;

(2) Les sanctions devraient cibler les principales figures dans le régime de Kabila pour les refus de visa et le gel des avoirs à cause des actions qui « handicapent les processus ou les institutions démocratiques. »’ ;

(3) l’assistance économique et militaire fournie au gouvernement de la RDC devrait être revue pour résiliation possible, tout en préservant les autres, en particulier humanitaires, assistance à travers les organisations non gouvernementales et internationales, et revoir l’assistance future des organisations internationales pour la RDC jusqu’à ce que la crise des élections soit résolue ;

(4) le Président devrait lever les sanctions seulement lorsque le président détermine que —

(A) Le Président Kabila a sans équivoque et publiquement déclaré que, conformément à
la constitution, il ne restera pas au pouvoir une fois son mandat se termine le 19 décembre, 2016, a fait des progrès vérifiables sur le terrain vers la tenue d’élections nationales libres et équitables dans le délai conformément à la Constitution, et a manifestement ouvert l’espace politique nécessaire pour l’opposition et la société civile ; ou
(B) La RDC a tenu une élection présidentielle libre et équitable tel que prévue par la constitution
et un nouveau président a été assermenté ;

(5) Si le gouvernement du président Kabila satisfait la condition spécifiée au paragraphe (4) (A), les États-Unis devraient rejoindre les autres bailleurs de fonds pour aider à supporter la préparation des élections, y compris l’enregistrement des électeurs et faciliter les règles de jeu équitables pour les activités de campagne de différents partis politiques ;

(6) dans l’entre-temps, le gouvernement des États-Unis devrait augmenter le soutien pour les organisations de la société civile indépendantes et les médias pour surveiller plus efficacement les efforts visant à saper la démocratie et gouvernance;

(7) le gouvernement des États-Unis devrait utiliser ses autorités sous la sous chapitre II du chapitre 53 du titre, “United States Code”, chapitre X du titre 31, du code de Régulations Fédérale, et “Patriot Act” (18 U.S.C. 1956) pour enquêter et cibler les activités de blanchiment d’argent, en particulier liées au détournement des produits de la corruption, par les personnalités clés proches du président Kabila ;

(Cool ces autorités devraient être utilisées pour cibler les institutions financières qui facilitent le blanchiment d’argent par ces personnalités, ainsi que de faire pression sur les pays dans lesquels ils sont situés à suivre ces activités et de prendre des mesures d’exécution, le cas échéant ; et
(9) les États-Unis devraient coordonner ces efforts avec les partenaires occidentaux et africains clés, y compris par le biais d’autres unités du renseignement financier.
http://7sur7.cd/new/sanctions-contre-regime-kabila-se-rapprochent-c-smith-a-depose-une-resolution-pour-gel-des-avoirs-et-privation-visas/

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