RDC : une cinquantaine d'opposants mettent en garde Kabila contre un 3e mandat

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RDC : une cinquantaine d'opposants mettent en garde Kabila contre un 3e mandat

Message  Mathilde le Ven 28 Mar - 18:52


RDC : une cinquantaine d'opposants mettent en garde Kabila contre un 3e mandat




Une cinquantaine d'élus congolais, majoritairement issus de l'UDPS, ont mis en garde jeudi le pouvoir contre "toute initiative" qui permettrait au président Joseph Kabila de briguer un troisième mandat présidentiel.
Ils sont une cinquantaine, principalement des élus de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS), premier parti d'opposition, à s'opposer fermement à "toute initiative" qui permettrait au président Joseph Kabila de rester au pouvoir "au-delà de 2016", le terme de son deuxième et dernier mandat, selon la Constitution.
>> Lire aussi : Et si Kabila partait en 2016 ?
Les élus UDPS, suivis par une dizaine de députés de petits partis de l'opposition et ses alliés, "exigent le respect des échéances, de la durée et du nombre des mandats dans l'organisation des élections et ce conformément aux dispositions pertinentes reprises à l'article 220 de la Constitution", a déclaré jeudi 27 mars le député Samy Badibanga (UDPS).
Mais "au lieu de préparer l'alternance démocratique dans le respect des règles de l'art", le pouvoir "fait de la résistance et voudrait expérimenter des formules périlleuses qui ont valeur d'usine à gaz", a-t-il ajouté.
Les députés de l'UDPS et leurs alliés "rejettent" aussi "toute idée d'organiser les élections provinciales au scrutin indirect", estimant qu'à terme l'objectif est de faire "élire le président de la république au scrutin indirect, d'instaurer un septennat et d'établir un système des mandats illimités".
>> Lire aussi : Présidentielle RDC, à Kingakati, Kabila évoque l'option d'un suffrage indirect dès 2015
Vendredi dernier, la Majorité présidentielle avait indiqué qu'elle envisageait "sérieusement" un référendum pour modifier la Constitution pour changer le mode de scrutin des élections provinciales censées avoir lieu en 2015, tout en niant la moindre volonté de "comploter [...] contre la Constitution".
Pour l'opposant Vital Kamerhe, chef de l'Union pour la nation congolaise (UNC), "cela servira de prétexte à une révision constitutionnelle plus large destinée à permettre au président Kabila de se maintenir au pouvoir".
Dans le même temps, le gouvernement congolais a décrété jeudi un deuil national de trois jours après la mort de 251 réfugiés congolais dans le naufrage d'un bateau sur le lac Albert, à la frontière entre l'Ouganda et la RDC, un des pires accidents de ces dernières années.
(Avec AFP)


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Mathilde
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Re: RDC : une cinquantaine d'opposants mettent en garde Kabila contre un 3e mandat

Message  Mathilde le Ven 28 Mar - 19:03

"juste un rappel

Kabila junior, un ovni au Congo-Kinshasa
CHRISTOPHE AYAD 15 AOÛT 2001

PORTRAITPorté au pouvoir à la mort de son père, il y a sept mois, il a réussi à se maintenir et tente une timide libéralisation.
Hubert Védrine a rencontré hier le président Joseph Kabila à Kinshasa. C'était la première visite d'un chef de la diplomatie française en République démocratique du Congo (RDC) depuis la chute de Mobutu, en 1997.
Mais qui est donc Joseph K.? Une «marionnette sans fil» ou la «divine surprise» de Kinshasa? Un pantin manipulé ou le jeune premier de l'Afrique centrale qui sortira l'ex-Zaïre de la «Première Guerre mondiale africaine». A son arrivée au pouvoir, on lui donnait quelques semaines avant de se faire dévorer tout cru par les ogres de la politique congolaise. Près de sept mois plus tard, Joseph Kabila est toujours là...

«Froid comme un Tutsi!» Même les Congolais ont du mal à cerner ce jeune homme au visage impassible et à la moue boudeuse. Ses silences inquiètent, son mutisme est pris pour du dédain. «Il est froid comme un Tutsi!», disent souvent les Kinois avec un mélange de dégoût et de frayeur. On en sait toujours aussi peu à son sujet, mais une chose semble sûre: Joseph n'est que le fils adoptif de Laurent-Désiré, l'enfant d'un compagnon mort au maquis que le chef rebelle a pris sous son aile en épousant la veuve. Contrairement à son père qui recrutait volontiers parmi son ethnie d'origine, les Balubakat du Katanga, Kabila Junior n'a pas assis son pouvoir sur une base ethnique ou familiale. Il a même écarté sans ménagement les «tontons», vieux compagnons de route de son père, à commencer par Gaëtan Kakudji, cousin et ex-ministre de l'Intérieur. Abdoulaye Yerodia, le pittoresque «idéologue» de Laurent-Désiré Kabila, a aussi fait les frais du remaniement gouvernemental d'avril que tout le monde présentait comme un test. Joseph Kabila a franchi cette étape délicate avec une aisance surprenante, nommant des technocrates d'origines géographiques et politiques très diverses. Le seul «crocodile» qui a survécu à la purge est Mwemze Kongolo, désormais au poste de ministre de l'Intérieur, et qui reste apparemment incontournable en raison de ses liens avec le régime zimbabwéen dont il représente les intérêts économiques à travers plusieurs joint-ventures.

Rivalités. Joseph Kabila a peu à peu tissé sa toile et pris le contrôle des institutions une par une. Le cabinet présidentiel, la police, les services de renseignements, l'armée et le gouvernement ont été «épurés». Jusqu'aux entreprises publiques dont 50 dirigeants viennent d'être limogés pour «mauvaise gestion», un euphémisme. Coincé entre Zimbabwéens et Angolais, les deux puissants parrains du régime de Kinshasa qui le tiennent militairement à bout de bras, Joseph Kabila a jusqu'ici plutôt bien manoeuvré, usant de leurs rivalités au sein de la commission d'enquête sur l'assassinat de son père pour faire jeter en prison l'homme qui l'a assis sur le trône durant les heures troubles qui ont suivi l'attentat du 16 janvier: le colonel Eddy Kapend, considéré comme un proche de l'Angola. Kapend est l'un des deux seuls témoins du meurtre de Kabila, c'est lui qui avait abattu l'assassin d'une rafale...

La prise du pouvoir est une chose, son exercice en est une autre: malgré des mesures de libéralisation du marché des changes et du diamant, la situation économique, désastreuse, tarde à s'améliorer. C'est sur ce critère que les Congolais jugeront l'action de Joseph Kabila. Plus que sur des libertés politiques, partiellement restaurées depuis juin dernier. Les principaux partis ont repris leurs activités et le vieux leader de l'opposition non armée, Etienne Tshisekedi, est rentré à Kinshasa. Mais l'ouverture politique reste précaire: une manifestation a été interdite au début du mois à Kinshasa et une cinquantaine d'opposants ont été incarcérés.

Survie. Car le meilleur atout de Joseph Kabila, qui multiplie les tournées dans le pays profond, est aussi sa principale faiblesse: cet ovni de la politique congolaise, qui semble planer au-dessus de la mêlée, ne dispose pas de base partisane. Sa survie et son succès dépendent en grande partie de la communauté internationale qui l'avait adoubé dès son arrivée au pouvoir: il avait en effet été reçu à Paris, Bruxelles et New York une semaine seulement après son intronisation. Depuis, Joseph Kabila a multiplié les tournées diplomatiques en Occident et sur le continent africain, bien conscient que l'isolement de son père avait fini par lui être fatal.

AYAD Christophe


http://www.liberation.fr/monde/2001/08/15/kabila-junior-un-ovni-au-congo-kinshasa_374309

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